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Hans-Jakob Kindermann :Modifier

L'histoire surprenante de Hans-Jakob Kindermann, souvent nommé HJK par les Terraformers, est connue grâce à trois archives du bestiaire, L'initiation, Le cargo bleu et Amarre 45 , qui chacune relatent une séquence de sa vie.

Le jeune homme, qui n'a alors pas dix-huit ans, fait son entrée en scène dans la campagne anglaise du Yorkshire, vraisemblablement au cours des années 1990, en compagnie de Boris Slavomir (ou l'un de ses avatars). Il apparaît comme un étudiant ordinaire, qui ambitionne d'être géologue dans les îles Salomon, rêve à son amour secret et entend rejoindre une confrérie étudiante, La roue & la Voie. C'est dans ce dessein et pour accomplir une initiation qu'il se rend en compagnie de Boris, en pleine nuit, dans l'inquiétant asile psychiatrique - alors abandonné - de Storthes Hall. Mais il semble que Boris nourrisse pour "Jakobus" un dessein plus élevé qu'un bizutage estudiantin... Après une fuite éperdue, dévoré de terreur, Kindermann achève l'épreuve dans une cellule d'enfermement de l'asile.

Le fragment d'histoire suivant est le souvenir d'HJK de son réveil brutal sur un étrange navire, qui s'avèrera être un cargo. Des détails suggèrent que cette reprise de conscience se fait sans transition, à la suite de son évanouissement lors de son initiation. La présence de muguet suggère une longue période sans connaissance, à moins d'une manipulation temporelle... L'explosion qui l'a réveillé et des informations données par les marins indiquent une attaque de sous-marin, ce qui nous renvoient à l'archive Cozumel. L'équipage pense que le passager clandestin l'aurait attiré vers eux et va pratiquer sur lui un interrogatoire brutal, avant de le confiner dans un compartiment étroit. Certains passages semblent évoquer d'autres archives : sa douleur à la main, sur laquelle on lui aurait graver quelque chose relie cette archive aux deux-autres, mais les muguets luminescents et la chanson qu'il entend dans le caisson renvoient quant à eux à l'Opération POPOZOCA.

Nous retrouvons Jakob sur Mars, terraformer employé par La Firme. A ce moment, il déclare avoir 61 ans et réside dans un bunker isolé des zones de vivance en activité. Il ignore pourquoi il se trouve ici, depuis des décennies dont il a "perdu le compte". L'homme s'accroche à une unique mission, obscure, absurde : maintenir coûte que coûte l'amarre 45  en état de fonctionnement. Malgré ses mains blessées et infectées, HJK s'obstine à réparer son amarre, saccagée par "les autres", des humanoïdes au regard blanc portant des scaphandres bricolés. Il est ensuite confronté à des TERRORPODS, qu'il assimile à des araignées robotisées, qui sont agressives envers lui. Combien de temps tiendra-t-il ? Et où se trouve-t-il ? Par qui et dans quel but les Terrorpods ont-ils été envoyés ?

En dehors du personnage principal et de l'enchainement des évènements, ces trois épisodes semblent liés par des analogies discrètes autant que troublantes. Il y a bien sûr la cellule de confinement où le jeune Kindermann est enfermé ; elle porte le numéro 45, comme l'amarre. Ou encore ces araignées mortes qui en parsèment le sol et ne sont pas sans évoquer les TERRORPODS martiens. Et aussi cette singulière phobie du jeune Kindermann qui craint de blesser ses mains,  mains plus tard mutilées (prémonition ou réminiscence, la question peut être posée). Que dire encore du mât de navire et de sa girouette, ou encore des propos de Boris durant la marche d'initiation dans la nature qui évoquent la barrière infranchissable qui empêchera HJK de quitter son amarre pour chercher du secours ?

Entre autres détails... Mais n'est-ce pas là que réside le diable ?